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LES GENS

Occasions

de réussite

Trois semaines après avoir terminé sa première année d’études en génie mécanique à l’Université Queen’s en Ontario, Neil Pandya se trouvait dans une région éloignée du nord de l’Alberta pour faire un stage chez Cenovus Energy, lequel consistait à participer au projet d’exploitation de sables bitumineux de Christina Lake. « J’étais nerveux », se rappelle-t-il. « J’avais 19 ans, avais suivi une formation d’une semaine en sécurité et quelques cours d’initiation en génie pendant huit mois, et cela constituait mon premier contact concret avec le monde de l’ingénierie. » Évidemment, il avait beaucoup de questions. « Certaines choses qui n’ont pas été abordées pendant les cours du matin de 8 h 30. Pourquoi mettez-vous des valves à ces endroits? Que signifient ces valeurs d’instrumentation? Comment cela s’inscrit-il dans le modèle d’affaires plus général? »

À la fin de son stage de quatre mois, Neil Pandya ne posait plus de questions, il y répondait. « Lorsque je suis revenu à l’issue d’une autre année d’études, j’ai transmis ce que j’avais appris après cette deuxième année à Cenovus. Cet été-là, j’ai parcouru l’Alberta en voiture, j’ai visité dix sites et mis au point des systèmes de suivi pour surveiller le gaz naturel torché et dispersé dans l’atmosphère. »

Maintenant ingénieur d’exploitation à temps plein chez Cenovus, Neil Pandya est bénéficiaire du programme d’apprentissage intégré au travail (PAIT) – un terme qui englobe les stages coopératifs et d’autres programmes qui combinent la théorie à l’expérience pratique. Ces dernières années, le PAIT a suscité beaucoup d’intérêt sur les campus canadiens et parmi les recruteurs du milieu des affaires. Stimulés par la demande croissante de stages, les employeurs et les établissements d’enseignement s’efforcent d’accroître l’offre de PAIT – une tendance qui semble vouloir s’accentuer grâce à un partenariat innovateur mis au point et lancé par le Conseil canadien des affaires.

L’intérêt croissant pour l’apprentissage intégré au travail n’est pas difficile à comprendre. Les étudiants qui participent au PAIT indiquent que la combinaison d’apprentissage théorique et d’expérience pratique les aide à perfectionner leurs compétences, à explorer les possibilités de carrière et à démontrer leurs compétences à des employeurs potentiels. Pour leur part, les entreprises qui offrent des stages dans le cadre du PAIT indiquent qu’elles le font en partie parce qu’elles peuvent ainsi évaluer les compétences et les aptitudes des étudiants avant que ceux-ci n’obtiennent leur diplôme. En favorisant l’employabilité des diplômés et leur préparation a milieu de travail, le PAIT permet également aux employeurs de jouer un rôle important dans la formation de la main-d’oeuvre de demain.

Dave McKay, président et chef de la direction de la Banque Royale du Canada (RBC), figure parmi les nombreux chefs d’entreprise canadiens qui comprennent ce que représentent les avantages du PAIT pour les étudiants, les établissements d’enseignement et les employeurs. Au début des années 80, il était un jeune étudiant en informatique de l’Université de Waterloo, en Ontario. « Un stage de travail coopératif à RBC m’a ouvert les yeux sur un univers faisant intervenir la stratégie, les personnes et les finances que j’étudiais, et je n’ai jamais regardé en arrière », indique-t-il.

Aujourd’hui, M. McKay est profondément convaincu de l’efficacité du PAIT pour préparer les étudiants à réussir dans leur vie professionnelle. De surcroît, il affirme que le PAIT aide à faire le pont entre les employeurs et les établissements d’enseignement postsecondaire. Il améliore également l’accès au marché du travail pour les personnes issues de communautés défavorisées qui ne peuvent compter sur un réseau social pour les aider à obtenir un emploi. « À tort ou à raison, notre premier emploi dépend souvent des personnes que nous connaissons », écrit-il dans un article pour le The Globe and Mail en 2016. « Les stages permettent aux étudiants de se faire valoir devant les employeurs et agissent comme niveleur social. »

« En tant qu’étudiants inscrits dans un programme coopératif, nous avons hâte de faire nos preuves.»

Amy Zhou

Quelques chiffres

50 %
D’ÉTUDIANTS DE
NIVEAU UNIVERSITAIRE
60 à
70 %
D’ÉTUDIANTS DE
NIVEAU COLLÉGIAL

ont accès à une forme ou une autre d’apprentissage intégré au travail. La plupart des programmes sont offerts dans des domaines comme les sciences de la santé et l’informatique, les affaires, l’ingénierie et la technologie.

Pour la Table ronde et pour d’autres projets consistant à offrir des occasions d’apprentissage lié au travail de grande qualité, le lancement en avril 2017 d’un ambitieux projet pilote visant à créer 10 000 nouveaux stages dans le cadre du PAIT d’ici 2020 auprès de certaines grandes banques et compagnies d’assurances du Canada a marqué un pas important. La Toronto Financial Services Alliance supervise le projet appelé ASPIRE avec l’appui de dix grands employeurs et sept collèges et universités de l’Ontario. « Il s’agit avant tout d’un investissement dans notre avenir », explique Dave McKay de la RBC, qui a aidé à piloter le projet ASPIRE à titre de responsable du groupe de travail sur l’apprentissage intégré au travail de la Table ronde.

Au cours de la prochaine année, les membres du Conseil canadien des affaires jetteront les bases de projets similaires dans d’autres régions et d’autres secteurs, notamment la construction, l’exploitation minière, la fabrication de pointe et l’aéronautique. Dans chaque cas, la première étape consiste à identifier un PDG qui jouit d’une très bonne réputation et qui agira comme parrain du programme. La deuxième étape consiste à trouver une organisation partenaire qui comprend l’industrie et qui peut travailler avec différents intervenants pour mener à bien le programme. La troisième étape consiste à mettre sur pied un groupe consultatif d’experts issus des secteurs public et privé pour élaborer un programme qui répond aux besoins des étudiants, des établissements postsecondaires et des employeurs.

Même s’il est encore tôt, les chefs d’entreprise qui ont multiplié les efforts pour aider à créer plus de possibilités d’apprentissage intégré au travail sont optimistes quant à leur capacité de réussir. « Si nous agissons de façon coordonnée, le potentiel de création d’occasions est très important », indique Tom Jenkins, Président du Conseil d’administration d’OpenText et membre de la Table ronde. « Les chefs d’entreprise canadiens comprennent l’importance d’investir dans les jeunes Canadiens, et ils mettent tout en oeuvre dans ce sens. »

En 2013, sous la gouverne de Paul Desmarais, jr, alors président du Conseil d’administration, le Conseil canadien des affaires a lancé une initiative pluriannuelle de recherche et de promotion appelée Agir pour le Canada : emplois et compétences pour le 21e siècle. Un de ses principaux objectifs était de trouver des façons d’aider les jeunes Canadiens à réussir la transition de l’école à l’emploi – un objectif qui implicitement exigeait une étroite collaboration entre les employeurs et les établissements d’enseignement postsecondaire. C’est pourquoi, en 2015, le Conseil a annoncé la création de la Table ronde des affaires et de l’enseignement supérieur, un organisme national représentant certaines des entreprises les plus importantes et les principaux établissements d’enseignement du pays.

Au cours de la dernière année, la Table ronde a piloté une série d’initiatives pour faire le pont entre la salle de classe et le milieu de travail. L’objectif : offrir aux étudiants une formation pratique et des possibilités de carrière, tout en aidant les entreprises canadiennes à demeurer compétitives dans l’économie mondiale.

À l’heure actuelle, on estime que 60 % des étudiants fréquentant un établissement postsecondaire canadien participent à une forme ou une autre d’activité d’apprentissage intégré au travail enrichissante avant d’obtenir leur diplôme. La Table ronde souhaite augmenter ce pourcentage à 100 %. En octobre 2016, elle a publié un rapport traitant des sept principaux types de PAIT, allant des stages (où les activités d’apprentissage se déroulent principalement en milieu de travail) aux projets de recherche appliquée que les étudiants réalisent à l’école, mais en collaboration avec un partenaire de l’industrie ou de la communauté. Le rapport décrit une série de pratiques exemplaires pour les programmes d’apprentissage intégré au travail et contient des recommandations pour assurer leur succès.

«Les principales banques et entreprises de services financiers du Canada soutiennent une initiative visant à faire en sorte que chaque étudiant de niveau postsecondaire vive une expérience d’apprentissage intégré au travail avant d’obtenir son diplôme, dans l’espoir que la stratégie créera un bassin d’employés prêts à occuper un emploi.»

The Globe and Mail, 19 avril 2017

FreshBooks

Quelques chiffres

89 %
DES ÉTUDIANTS ACTUELS ET DES NOUVEAUX DIPLÔMÉS SOUHAITENT AVOIR DAVANTAGE DE POSSIBILITÉS D’APPRENTISSAGE INTÉGRÉ AU TRAVAIL
86 %
SONT D’AVIS QUE LES ÉTUDIANTS QUI PARTICIPENT À UN PROGRAMME D’APPRENTISSAGE INTÉGRÉ AU TRAVAIL CONNAISSENT UNE TRANSITION PLUS FACILE DE L’ÉCOLE À UNE CARRIÈRE FRUCTUEUSE

ORIGINE : Enquête d’Abacus Data pour la Table ronde du milieu des affaires et de l’enseignement supérieur, septembre 2016.

«Le stage m’a ouvert les yeux sur le type de compétences dont les employeurs ont besoin.»

Andrew Aulthouse

Chronologie des initiatives fructueuses

« J’ai choisi ce programme en partie parce qu’il y a de nombreux liens avec l’industrie et les nouvelles technologies.»

Mike Robinson

Rocky Mountaineer

 LES COLLECTIVITÉS

Faireune

différence

Pour bien des gens, le terme « mécénat d’entreprise » évoque des images de cadres en costume noir qui remettent des chèques géants à des oeuvres de bienfaisance.

Rassurez-vous, les grandes entreprises canadiennes font des dons généreux à un large éventail d’organismes de bienfaisance et de groupes communautaires. Le mécénat d’entreprise revêt toutefois bien d’autres formes, qu’il s’agisse d’encourager des bénévoles, d’accompagner de nouveaux immigrants ou d’organiser des activités sportives et physiques dans l’ensemble du pays.

Une enquête réalisée par Imagine Canada en 2008, un organisme de bienfaisance national, révèle que 76 % des entreprises canadiennes font des dons à des groupes sans but lucratif. Parmi les grandes entreprises toutefois, celles dont les revenus sont d’au moins 25 millions de dollars, le taux atteint 97 %. La même enquête révèle que deux tiers des grandes entreprises versent une contribution équivalente aux dons faits par leurs employés, comparativement à 9 % dans le milieu des affaires en général. De plus, trois grandes entreprises sur quatre accordent du temps libre payé à leurs employés pour faire du bénévolat, comparativement à moins de la moitié de toutes les entreprises.

Dans les pages qui suivent, nous présentons quelques moyens utilisés par les plus grandes entreprises canadiennes pour redonner aux collectivités qui ont rendu leur succès possible.

En 2008, Imagine Canada a interrogé un échantillon représentatif d’entreprises sur leurs activités de mécénat d’entreprise. L’enquête a permis d’apprendre que les entreprises dont les revenus sont d’au moins 25 millions de dollars sont beaucoup plus susceptibles que les autres entreprises de faire des dons à des organismes de bienfaisance et à des organisations sans but lucratif, ainsi qu’à aider les employés dans leurs activités caritatives.

97 %
des grandes entreprises font des dons à des organismes sans but lucratif comparativement

à

76 %
de toutes les entreprises
82 %
grandes entreprises soutiennent le bénévolat de leurs employés comparativement

à

43 %
de toutes les entreprises
83 %
des grandes entreprises mènent des campagnes de financement auprès de leurs employés comparativement

à

18 %
de toutes les entreprises
79 %
des grandes entreprises participent régulièrement à des campagnes et à des initiatives de bienfaisance comparativement

à

22 %
de toutes les entreprises

La contribution moyenne et intégrale des grandes entreprises est de275 000 $
comparativement

à

3 000 $
pour toutes les entreprises

62 %
des grandes entreprises versent des contributions égales à celles de leurs employés aux organismes de bienfaisance comparativement

à

9 %
de toutes les entreprises

ORIGINE : Enquête de contribution des entreprises aux collectivités canadiennes. Enquête auprès de 2 181 entreprises ayant des revenus d’au moins
100 000 $.

Bénévolat

Au cours d’une année type, plus de 12 millions de Canadiens pratiquent une forme ou une autre de bénévolat. Les grands employeurs du pays ont tiré parti de cet enthousiasme pour appuyer une multitude de bonnes causes.

Power Corporation

« Nous croyons que des collectivités fortes créent des entreprises solides », affirme Paul Desmarais, jr, président du conseil et co-chef de la direction de la Power Corporation du Canada établie à Montréal, qui détient des participations dans la Great-West, le Groupe Investors et plusieurs autres grandes sociétés canadiennes de services financiers.

Power a apporté son soutien à plus de 800 organismes de bienfaisance et organisations sans but lucratif dans des domaines aussi variés que les sports paralympiques, l’aide aux devoirs et la protection du mont Royal, l’un des symboles les plus connus de Montréal.

En 2016, près d’un quart des dépenses communautaires de Power ont été destinées aux arts et à la culture. Power et ses filiales constituent le plus important bailleur de fonds privé du Musée canadien pour les droits de la personne de Winnipeg. Parmi les autres institutions qui ont bénéficié de la générosité de Power, mentionnons l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal, le Centre international de traduction littéraire de Banff, le Centre national de musique de Calgary et la Glenn Gould Foundation de Toronto.

Société Canadian Tire Limitée

Il n’y a rien de tel que le travail d’équipe pour apprendre aux enfants de précieuses aptitudes à la vie quotidienne, comme la discipline, la confiance et la compassion. Cela fait partie de la philosophie de la Fondation Bon départ de Canadian Tire, qui donne à des milliers d’enfants défavorisés de l’ensemble du pays la possibilité de participer à des activités sportives et physiques organisées.

Sport et activité physique 

Le mécénat d’entreprise comprend également des activités qui favorisent un mode de vie sain et actif. Nos membres jouent un rôle de premier plan en aidant les organismes de bienfaisance qui appuient le traitement des maladies préjudiciables ou incurables.

La Course à la vie CIBC est une activité annuelle où les participants courent ou marchent pour recueillir des fonds pour la Fondation canadienne du cancer du sein. L’activité, qui attire plus de 100 000 participants dans l’ensemble du pays, a permis d’amasser plus de 17 millions de dollars depuis son lancement en 1992.

En Alberta, en Ontario et au Québec, Enbridge parraine le Cyclo-défi Enbridge contre le cancer, une épreuve d’endurance de 200 km d’une durée de deux jours. La course a permis d’amasser plus de 250 millions de dollars depuis 2008 à l’appui du Princess Margaret Cancer Centre de Toronto, un établissement reconnu comme étant un chef de file dans la recherche sur le cancer et son traitement.

La Banque Scotia commandite chaque année des marathons dans six villes, de Halifax à Vancouver. Les marathons ont permis d’amasser plus de 50 millions de dollars pour 550 organismes de bienfaisance depuis le lancement de l’activité en 2003. Le marathon Waterfront de la Banque Scotia à Toronto à lui seul a permis d’amasser 3,2 millions de dollars pour 182 organismes de bienfaisance en 2016.

Bell a offert une formation en santé mentale à  8 000 de ses gestionnaires. La société a également adopté une norme volontaire en matière de santé et de sécurité psychologiques au travail.

Bell Canada

Au Canada, 11 personnes en moyenne se suicident tous les jours – une statistique troublante qui souligne les effets néfastes de la maladie mentale sur la société. Les problèmes de santé mentale sont également à l’origine de près d’un tiers de toutes les demandes de prestations d’invalidité et de 70 % des coûts liés à l’invalidité.

Incendie de Fort McMurray

L’incendie qui a ravagé Fort McMurray en Alberta, en mai 2016, a détruit des milliers de maisons et d’édifices. Plus de 80 000 résidents ont dû fuir la ville, causant des perturbations importantes touchant les écoles, les entreprises et la vie quotidienne. On dit que l’incendie serait la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du Canada.

À Fort McMurray, Jamie Germain, pompier chez Suncor, tente d’empêcher que la maison de son frère ne soit la proie des flammes

Au-delà des frontières du Canada

Les activités de mécénat des grandes entreprises canadiennes ne se limitent pas au Canada. Un grand nombre d’entreprises mènent des activités dans des endroits reculés du monde où elles encouragent les gestionnaires et les employés à prêter main-forte aux collectivités locales.

Société aurifère Barrick, le plus gros producteur d’or du monde, compte 14 000 employés dans des mines situées dans neuf pays autres que le Canada. Le projet Pueblo Viejo de Barrick Gold en République dominicaine procure de l’emploi à 2 000 personnes et a entraîné la création de plus de 200 nouvelles entreprises locales, tout en générant 45 % des recettes provenant de l’impôt des sociétés du pays depuis son lancement en 2013. Un partenariat communautaire, un parmi tant d’autres, a permis à plus de 600 élèves et 50 enseignants des écoles situées près de la mine d’avoir accès à Internet et à la technologie.

À l’autre bout du globe, les employés de la  Banque Royale du Canada ont organisé, en 2016, une course familiale divertissante de 5 km autour du parc olympique Reine Elizabeth de Londres et y ont pris part en vue de recueillir des fonds pour le Great Ormond Street Hospital, l’un des premiers hôpitaux pour enfants au monde. L’activité faisait partie de la Course pour les enfants RBC, organisée chaque année dans des dizaines de villes du monde, y compris Hong Kong, New York et Sydney. Les courses appuient l’Engagement envers les enfants, une promesse de don de 100 millions de dollars sur cinq ans visant à améliorer le bien-être de millions de jeunes dans le monde entier.

Une filiale de Manuvie en Indonésie accorde une grande importance à la promotion de la culture financière. Elle s’est associée avec une chaîne de nouvelles locales pour lancer l’initiative Studio Metro Manulife laquelle est axée sur des programmes éducatifs. En 2015, plus de 110 épisodes de Gaya Hidup Masa Depan (Mode de vie de demain) avaient été diffusés, tandis que Cerdas 5 Menit (Développer son intelligence en cinq minutes) avait produit 550 segments.

Ailleurs en Asie, Manuvie appuie Urban Angels, une mission médicale annuelle organisée par le St. Michael’s Hospital de Toronto qui se rend dans la région Visayas des Philippines. Les bénévoles de Urban Angels font des consultations médicales, des chirurgies ophtalmiques et des traitements de physiothérapie destinés aux résidents. En une semaine en 2015, les bénévoles ont fait près de 4 000 examens médicaux, 200 examens de la vue et  40 chirurgies. D’autres bénévoles ont distribué plus de 8 700 paires de lunettes aux résidents de Toledo et de Bacolod City. Les employés de Manuvie qui maîtrisent  le dialecte régional agissent comme interprètes pour les médecins canadiens, les bénévoles de Manille et les patients de la région.

Réfugiés syriens

Les Canadiens ont reçu de nombreux éloges pour avoir accueilli plus de 40 000 réfugiés syriens depuis novembre 2015. Les entreprises de l’ensemble du pays ont joué un rôle important dans la réinstallation des nouveaux arrivants et dans leur adaptation à leur nouvelle vie au Canada.

Peu de temps après que le gouvernement fédéral eut lancé l’initiative de réinstallation des réfugiés, Manuvie a fait un don de 500 000 $ à un fonds visant à aider les réfugiés à se trouver des logements de transition ainsi qu’à suivre des cours de langue et des formations professionnelles. La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada a ensuite versé une somme de 5 millions de dollars au fonds. General Motors du Canada Limitée et la Banque HSBC du Canada ont également contribué au fonds, en fournissant un appui par l’entre-mise d’organismes de bienfaisance dans 27 collectivités. Pour sa part, Air Canada a transporté des milliers de familles syriennes au Canada. Ses employés ont par la suite amassé une somme de 57 000 $ destinée à des programmes pour les réfugiés et un montant équivalent à leurs dons a été versé par la Fondation Air Canada.

Cenovus

Une collaboration active et respectueuse avec les collectivités autochtones revêt beaucoup d’importance pour bien des grandes entreprises canadiennes. Concrètement, cela peut signifier acheter des produits et des services auprès d’entreprises autochtones, effectuer des investissements et financer des programmes sociaux et soutenir l’emploi et les programmes de formation locaux.

Spending on indigenous-owned businesses, in millions of dollars

LA COLLABORATION

Les usines

de demain

Qu’évoque pour vous le terme « fabrication »? Une grande usine remplie de machines bruyantes? Des ouvriers costauds effectuant des tâches répétitives? Aujourd’hui, le secteur de la fabrication ressemble de plus en plus au nouveau centre de technologie de General Motors du Canada situé à Markham, en Ontario, au nord de Toronto.

Si vous vous promenez dans le centre, vous y verrez des hommes et des femmes dans la vingtaine et la trentaine en tenue décontractée scrutant des écrans d’ordinateur, sirotant du café et tapant des lignes de codes machine. Des groupements de bureaux modulaires blancs, des canapés design et des salles de réunion à aires ouvertes se succèdent. De grandes fenêtres laissent entrer un maximum de lumière, créant des espaces de travail lumineux et spacieux.

Non, les usines classiques n’ont pas disparu. Mais le secteur de la fabrication est en mutation à cause de l’évolution de la demande des consommateurs et de technologies révolutionnaires comme l’impression 3D, la robotique avancée et l’intelligence artificielle. À l’ère de la fabrication de pointe, de nouveaux concepts et idées alimentent des usines plus intelligentes et allégées. Les outils informatiques permettent aux entreprises de créer des prototypes et d’augmenter la production en atteignant des vitesses autrefois impensables.

Les produits en tant que tels changent aussi. Dans bien des cas, les propriétés physiques d’un objet sont moins importantes que le logiciel et les services gérés dans le nuage qui permettent d’offrir des produits adaptés au numérique qui sont un atout pour le client.

Le secteur de la fabrication est en mutation à cause de l’évolution de la demande des consommateurs et de technologies révolutionnaires comme l’impression 3D, la robotique avancée et l’intelligence artificielle.

Au nouveau centre de GM à Markham, par exemple, on s’attache à mettre au point des systèmes pour les voitures de demain sans conducteur et connectées à Internet. « Nous sommes ravis de donner aux plus brillants ingénieurs en logiciel du Canada la possibilité de contribuer à la définition de certains des changements les plus importants en matière de technologie de mobilité en l’espace d’une génération » (traduction), indique Stephen Carlisle, président et directeur général de GM Canada.

La décision de GM d’investir dans le centre – et d’embaucher 700 employés hautement qualifiés – témoigne en partie de la qualité du système d’éducation et de la main-d’oeuvre du Canada. « La priorité qu’accorde le Canada à l’innovation, au perfectionnement des talents et aux partenariats avec le milieu universitaire est de bon augure pour l’avenir » (traduction), déclare M. Carlisle.

Paul Boothe, un ancien haut fonctionnaire fédéral qui dirige maintenant le Trillium Network for Advanced Manufacturing, indique qu’il y a des signes encourageants de croissance dans le secteur manufacturier canadien après une longue période de repli. Entre 2000 et 2009, la production manufacturière réelle a diminué de 22 % et les exportations, de 40 %. Par contre, entre 2009 et 2015, la production a augmenté de 13 % et les exportations, de 35 %.

Ces chiffres pourraient en réalité sous-évaluer l’ampleur du revirement, car ils n’incluent pas un vaste éventail de services – développement de logiciels, comptabilité, services juridiques et marketing – qui composent une part grandissante de l’activité manufacturière. « Dans certaines industries manufacturières, plus de la moitié des employés exercent des fonctions liées au service, comme les ingénieurs en recherche et développement et le personnel et les employés de soutien » (traduction), révèle une récente étude de McKinsey & Company.

Une chose est sûre : au fil du temps, le secteur manufacturier est devenu plus axé sur le savoir et moins dépendant de travailleurs manuels peu qualifiés ou semi-qualifiés. Il pourrait s’agir d’une bonne nouvelle, car cela met en avant les forces du Canada à titre d’économie qui affiche l’un des taux de diplomation au niveau postsecondaire les plus élevés au monde.

Le succès est cependant loin d’être garanti. Pour survivre et prospérer dans un contexte où la concurrence est vive sur le plan international, les entreprises doivent être pleinement tournées vers l’innovation, tant dans les produits qu’elles fabriquent que dans les processus qu’elles utilisent pour les créer.

Pour leur part, les gouvernements doivent favoriser l’avenir du secteur manufacturier canadien en faisant une priorité des politiques qui renforcent la capacité du Canada à attirer des investissements dans le secteur de la fabrication et à obtenir des mandats internationaux.

Dans les pages qui suivent, on présente plusieurs exemples de fabrication de pointe au Canada, qui représentent les activités des entreprises membres du Conseil canadien des affaires.

L’électronique

Les chercheurs de 3M Canada ont mis au point un liquide qui permet de refroidir les serveurs informatiques, ce qui réduit le recours aux climatiseurs et économise de l’énergie.

3M Canada

Tandis que les technologies évoluées de fabrication et numériques du Canada gagnent en popularité et en température, les chercheurs de 3M ont une tâche importante à accomplir : les refroidir. L’électricité consommée par les grands centres de données informatiques provoque une accumulation de chaleur, forçant les entreprises à refroidir le matériel avec de l’air frais pour maintenir des températures sécuritaires. Au laboratoire de recherche et développement de 3M Canada à London, en Ontario, les chercheurs ont mis au point un nouveau type de liquide de protection qui agit rapidement, sans dégât et efficacement en vue d’éteindre les feux dans les systèmes informatiques surchauffés. Non conducteur, le liquide, commercialisé sous le nom de Novec 1230, n’endommage pas le matériel électronique ni les documents papier. Il peut être utilisé pour refroidir les serveurs par immersion dans un bain, réduisant l’utilisation des climatiseurs, permettant des économies d’énergie et réduisant la taille des centres de données.

Cinq choses que les gouvernements peuvent faire pour promouvoir la fabrication de pointe
Aider les jeunes Canadiens à acquérir les compétences techniques et en affaires nécessaires pour connaître du succès
Appuyer les investissements des entreprises en recherche et développement
Assurer un environnement d’affaires concurrentiel
Investir dans des infrastructures facilitant le commerce, comme les ports, les chemins de fer et les postes frontaliers
Poursuivre l’harmonisation des règlements et conclure des accords sur l’accès aux marchés avec les principaux partenaires commerciaux
 

Quelques chiffres

Les trois principales industries manufacturières sont les suivantes :

20,2 %
MATÉRIEL DE
TRANSPORT
15,7 %
PRODUITS
ALIMENTAIRES
9,7 %
PRODUITS
ÉNERGÉTIQUES

Le Canada compte plus de 90 000 entreprises manufacturières

Les ventes des industries manufacturières ont atteint
609,8 milliards de dollars
en 2015

Le Canada exporte chaque année des
produits manufacturés d’une valeur de

350 milliards
de dollars

Les trois principaux marchés d’exportation de produits manufacturés canadiens sont les suivants :

80,1 %
ÉTATS-UNIS
3,4 %
CHINE
1,6 %
ROYAUME-UNI

ORIGINE : Manufacturiers et Exportateurs du Canada

Apprentissage machine

L’essor de la fabrication de pointe accentue la demande d’employés possédant des connaissances en conception, en fonctionnement et en entretien de machines complexes. Siemens Canada a annoncé récemment avoir conclu un partenariat avec l’Université polytechnique Kwantlen (KPU) de Colombie-Britannique pour l’enseignement de compétences et de concepts de fabrication. Il s’agit du Programme d’attestation des systèmes mécatroniques de Siemens offert par l’université en partenariat avec l’Académie d’ingénierie et de technologie de Siemens à Oakville, en Ontario.

La mécatronique est l’intégration synergique de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique, ainsi que de la théorie du contrôle et des systèmes, en un système complexe unique utilisé pour la production et la fabrication. Les diplômés qui ont suivi le programme peuvent faire carrière dans diverses industries, notamment l’aérospatiale, le traitement des matériaux, la construction mécanique, les transports, les techniques du bâtiment et l’exploitation minière. « En s’associant avec Siemens, un chef de file mondial en enseignement de techniques du génie et de fabrication, l’Université polytechnique Kwantlen de Colombie-Britannique réaffirme son engagement envers un programme de formation en fabrication axé sur l’avenir, de grande qualité et pertinent à l’échelle mondiale » (traduction), indique M. Salvador Ferreras, doyen de la KPU et vice-recteur à l’enseignement.

Siemens Canada

Énergie propre

Lorsque l’hydrogène – l’élément le plus répandu dans l’univers – réagit avec l’oxygène, il produit de la chaleur qui peut être utilisée pour produire de l’électricité propre. Voilà le principe sur lequel s’appuie la pile à hydrogène. À Burnaby, en Colombie-Britannique, une coentreprise de Ford du Canada Limitée et Daimler AG s’emploie à commercialiser une technologie de piles à combustible pour équiper des voitures à émission zéro. Créée en 2008, Automotive Fuel Cell Cooperation Corp. est un chef de file mondial de la technologie des piles à combustible à applications automobiles; sa technologie d’assemblage des piles à combustible est la plus performante et la plus durable qui soit.

La pile à combustible permet de convertir l’énergie chimique à partir d’hydrogène en électricité. Sans combustion et sous-produits, mis à part la chaleur et la vapeur d’eau, les véhicules équipés de piles à combustible sont trois fois plus efficaces que les véhicules à moteur à combustion interne les plus évolués à l’heure actuelle.

Automotive Fuel Cell Cooperation Corp.

Dynamisation du milieu de travail

Le nouveau siège social et centre de recherche et développement d’ABB Canada à Montréal exploite un éventail de technologies émergentes, notamment l’Internet industriel, l’intelligence artificielle, la robotique et les technologies propres. L’installation d’une valeur de 90 millions de dollars regroupe sous un même toit toutes les activités de recherche-développement, de fabrication, d’assemblage et d’essai de produits d’ABB Canada. L’installation abrite également le centre d’excellence nord-américain en mobilité électrique qui vise à mettre au point des solutions de gestion énergétique pour le fonctionnement d’autobus et de trains électriques.

Quelques chiffres

Plus de 1,7 million de Canadiens
travaillent dans le secteur manufacturier


ORIGINE : Manufacturiers et Exportateurs du Canada

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