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Donnons aux étudiants et aux étudiantes de meilleurs outils pour leur permettre de prendre des décisions de carrière plus éclairées, fait valoir un rapport

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Donnons aux étudiants et aux étudiantes de meilleurs outils pour leur permettre de prendre des décisions de carrière plus éclairées, fait valoir un rapport

Un éminent spécialiste des politiques confond dans la même réprobation les parents, les éducateurs, les gouvernements et les employeurs, à qui il reproche de ne pas informer convenablement les jeunes Canadiens et Canadiennes sur les perspectives d’emploi et de carrière, et de leur faire espérer l’impossible.

« Il semble que le précepte en vogue de nos jours soit : « Vous pouvez être tout ce que vous voulez », ce qui est manifestement faux », affirme Ken Coates, professeur à l’École supérieure de politique publique Johnson-Shoyama de l’Université de la Saskatchewan.

M. Coates estime que, souvent, les jeunes Canadiens et Canadiennes ne disposent pas d’information précise – ou négligent de la rechercher – sur les besoins en main-d’œuvre du pays, de sorte qu’il leur est bien difficile en ce moment de prendre des décisions intelligentes et éclairées.

« Comme dans la tradition de Lake Wobegon, ville fictive imaginée par Garrison Keillor où « tous les enfants sont au-dessus de la moyenne », les jeunes Canadiens et Canadiennes ont été conditionnés à s’attendre dans la vie à des résultats supérieurs à la moyenne, en particulier en ce qui a trait à leur carrière et à leur revenu », écrit Ken Coates dans un document intitulé Career ready: towards a national strategy for the mobilization of Canadian potential (disponible seulement en anglais).

Il constate l’existence d’un « déphasage fondamental » entre le désir de la plupart des parents canadiens de donner une formation universitaire à leurs fils et à leurs filles et la dure réalité qui veut que beaucoup d’entre eux ne sont pas aptes aux études universitaires.

« Les jeunes adultes et les familles devraient moins se préoccuper de formation universitaire et être beaucoup plus ouverts aux possibilités qu’offrent les collèges et les instituts polytechniques », souligne M. Coates.

Malheureusement, les gouvernements provinciaux ont aggravé le problème en permettant que l’effectif étudiant des universités augmente de façon disproportionnée par rapport à la demande de diplômés universitaires – « une politique motivée davantage par un désir de s’attirer les bonnes grâces des parents que par la volonté de répondre de manière logique aux besoins en main-d’œuvre ».

Le chercheur affirme que les éducateurs, les employeurs et les gouvernements pourraient mieux préparer les jeunes au marché du travail par les mesures suivantes :

  • Fournir aux étudiants et aux étudiantes ainsi qu’aux parents une information plus opportune sur les besoins en main-d’œuvre qualifiée des employeurs et sur les expériences d’emploi réelles de diplômés récents de programmes d’études postsecondaires.
  • Élargir le système d’enseignement polytechnique, favoriser les programmes d’éducation coopératifs et parrainer plus de stages d’apprenti.
  • Offrir des incitatifs financiers en vue d’attirer les étudiants vers les domaines en forte demande et leur assurer un emploi à la fin de leurs études.
  • Mettre en place des évaluations d’aptitude à l’emploi normalisées afin que les employeurs puissent déterminer de manière plus précise les niveaux de compétence des demandeurs d’emploi.
  • Favoriser une culture d’entrepreneuriat nationale en contribuant à former la prochaine génération de bâtisseurs de l’économie, d’innovateurs et d’entrepreneurs.

Pour télécharger le document, cliquez ici. Le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) a commandé cette étude dans le cadre d’une initiative pluriannuelle visant à améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle au Canada ainsi qu’à rehausser la capacité des jeunes de réussir dans le marché du travail du 21e siècle.

Les opinions exprimées dans le document sont celles de son auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du CCCE ou de ses membres.

Le CCCE, qui a été fondé en 1976, est le principal porte-parole de la communauté des affaires du Canada. Il compte dans ses rangs 150 chefs de la direction et entrepreneurs de premier plan de tous les secteurs et de toutes les régions du pays. Ensemble, ses sociétés membres emploient 1,5 million de Canadiens et sont responsables de la majorité des activités d’investissement, d’exportation, de formation en cours d’emploi et de recherche-développement du secteur privé au Canada.

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